Rien ne me prédestinait à devenir maraîchère. J’ai travaillé plusieurs années dans un bureau, devant un écran, avec un bon salaire mais un profond sentiment de vide.
Un jour, j’ai tout arrêté. Formation agricole, stages, puis installation sur une petite surface en maraîchage diversifié.
Les débuts ont été très difficiles : peu de moyens, beaucoup d’erreurs, un corps qui découvre la fatigue physique. Mais aussi une immense satisfaction. Produire des légumes, voir les saisons passer, discuter avec les clients au marché.
Aujourd’hui, je ne roule pas sur l’or, mais je suis alignée avec ce que je fais. L’agriculture m’a appris la patience, l’humilité et la persévérance.