Je suis éleveur laitier dans la Manche, sur une ferme transmise de père en fils depuis trois générations. J’ai repris l’exploitation il y a huit ans, avec l’envie de bien faire, mais aussi beaucoup de doutes.
Les journées commencent tôt, finissent tard, et il y a des moments où on se demande pourquoi on s’inflige ça. Les prix du lait, la météo, les normes, la fatigue… tout s’accumule.
Ce qui m’a fait tenir, c’est le sens. Voir mes vaches en bonne santé, produire une alimentation de qualité, faire vivre un territoire. J’ai fait évoluer certaines pratiques, réduit un peu le cheptel pour mieux travailler, pris le temps d’expliquer mon métier autour de moi.
Aujourd’hui, je ne dis pas que tout est facile. Mais je sais pourquoi je me lève le matin. Et ça, ça n’a pas de prix.